{"id":132767,"date":"2019-05-06T12:00:23","date_gmt":"2019-05-06T11:00:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/?p=132767"},"modified":"2019-05-01T13:20:21","modified_gmt":"2019-05-01T12:20:21","slug":"francais-etes-vous-plutot-tourismophobe-ou-touristophobe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/2019\/05\/francais-etes-vous-plutot-tourismophobe-ou-touristophobe\/","title":{"rendered":"(Fran\u00e7ais) \u00cates-vous plut\u00f4t tourismophobe ou touristophobe?"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>15 avril 2019 &#8211; <em>\u00a0\u00abTourismophobie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0touristophobie\u00a0\u00bb, les deux n\u00e9ologismes sont apparus ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans la foul\u00e9e d\u2019un autre, le \u00ab\u00a0surtourisme\u00a0\u00bb, lui-m\u00eame avatar 2.0 du \u00ab\u00a0tourisme de masse\u00a0\u00bb, boost\u00e9 par l\u2019explosion des minitrips low-costs et l\u2019\u00ab\u00a0airbnbisation\u00a0\u00bb des centres-villes historiques. Qui est touristophobe, qui est tourismophobe aujourd\u2019hui\u00a0? Les critiques du tourisme international publi\u00e9es par le CETRI le sont-elles\u00a0? Focus sur les contours et les raisons d\u2019une aversion\u2026 moins r\u00e9cente qu\u2019il n\u2019y para\u00eet.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<div id=\"attachment_132768\" style=\"width: 458px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/tourist-tourism.png\" ><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-132768\" class=\"size-full wp-image-132768\" src=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/tourist-tourism.png\" alt=\"\" width=\"448\" height=\"232\" srcset=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/tourist-tourism.png 448w, https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/tourist-tourism-300x155.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 448px) 100vw, 448px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-132768\" class=\"wp-caption-text\">Remi Gaillard (YouTube)<\/p><\/div>\n<p>\u00ab\u00a0Touristophobes\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0tourismophobes\u00a0\u00bb, les travaux et les publications du CETRI\u00a0? Pr\u00e9ciser d\u2019abord ce qu\u2019on entend par l\u00e0. Ou plut\u00f4t partir des d\u00e9finitions qu\u2019en propose Paul Arsenault, titulaire de la Chaire de tourisme \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al (UQAM). En bref, si la touristophobie est \u00e0 consid\u00e9rer comme une \u00ab\u00a0<em>aversion envers les touristes<\/em>\u00a0\u00bb, la tourismophobie doit \u00eatre comprise comme un \u00ab\u00a0<em>rejet de l\u2019industrie touristique, de ses partenaires institutionnels et commerciaux<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nb1\" >1<\/a>]. La nature de la cible distingue les deux hostilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour le professeur canadien, la premi\u00e8re, la touristophobie, \u00ab\u00a0<em>qui se manifeste par des gestes de rejet, voire des agressions<\/em>\u00a0\u00bb commis \u00e0 l\u2019endroit des touristes \u00ab\u00a0<em>doit \u00eatre d\u00e9cri\u00e9e avec force<\/em>\u00a0\u00bb. Elle serait m\u00eame inadmissible. \u00ab\u00a0<em>On ne peut accepter une telle forme d\u2019obscurantisme qui chercherait \u00e0 brimer cette saine volont\u00e9 de d\u00e9couvrir le vaste monde<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nb2\" >2<\/a>]. Mon Dieu\u00a0! Le ton est donn\u00e9\u00a0: malveillance d\u2019un c\u00f4t\u00e9, bienveillance de l\u2019autre.<\/p>\n<p>La seconde en revanche, la tourismophobie, \u00ab\u00a0<em>m\u00e9rite r\u00e9flexion<\/em>\u00a0\u00bb estime Arsenault, \u00e9galement expert en marketing et gestion du tourisme. Et de s\u2019expliquer\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0<em>Si notre r\u00e9flexe premier est de d\u00e9fendre \u00e0 tout prix le tourisme et les touristes, il est possible de constater que certaines d\u00e9cisions territoriales du pass\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 prises \u00e0 l\u2019avantage de certains et parfois au d\u00e9triment d\u2019autres, notamment les habitants.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>La tourismophobie peut ainsi \u00eatre le fait<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0<em>des habitants d\u2019un territoire, qui se sentent \u2013 l\u00e9gitimement ou non \u2013 d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s de leur droits, avantages et paisibilit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Ces r\u00e9flexions s\u2019inscrivent dans le flot de r\u00e9actions des professionnels du secteur, aux manifestations locales de ras-le-bol face \u00e0 ce que la presse a commenc\u00e9 \u00e0 appeler ces derni\u00e8res ann\u00e9es l\u2019\u00ab\u00a0over-tourisme\u00a0\u00bb ou le \u00ab\u00a0surtourisme\u00a0\u00bb. Les plus en vue de ces mobilisations antitourisme, les plus m\u00e9diatis\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne, se sont d\u00e9roul\u00e9es \u00e0 Barcelone. L\u00e0 o\u00f9 pr\u00e9cis\u00e9ment les effets n\u00e9gatifs de l\u2019afflux touristique \u2013 saturation des espaces, \u00ab\u00a0airbnbisation\u00a0\u00bb du logement, pressions inflationnistes, d\u00e9gradations et nuisances diverses \u2013 sont d\u00e9sormais invoqu\u00e9s par une partie des habitants, pour tenter de brider l\u2019app\u00e2t du gain des op\u00e9rateurs et autres b\u00e9n\u00e9ficiaires directs de la d\u00e9ferlante de vacanciers.<\/p>\n<p>Pour autant, les travaux du CETRI et les analyses critiques en provenance des pays du Sud que nous relayons dans nos publications (<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/+-Tourisme-+\" >https:\/\/www.cetri.be\/+-Tourisme-+<\/a>) montrent \u00e0 souhait que le m\u00e9contentement social \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019expansion touristique soutenue ne se cantonne pas \u00e0 une poign\u00e9e de d\u00e9barcad\u00e8res m\u00e9diterran\u00e9ens engorg\u00e9s \u2013 Barcelone, Venise, Dubrovnik\u2026 \u2013 ni ne se r\u00e9duit \u00e0 une actualit\u00e9 r\u00e9cente.<\/p>\n<p><strong>Mise en cause politique d\u2019une dynamique d\u00e9l\u00e9t\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>De Goa en Inde \u00e0 Oaxaca au Mexique, de Bangkok en Tha\u00eflande \u00e0 l\u2019archipel des Bijagos en Guin\u00e9e Bissau, du Br\u00e9sil au Sri Lanka, des Cara\u00efbes \u00e0 Madagascar, de nombreuses voix d\u00e9noncent tant la logique du d\u00e9veloppement du tourisme que ses impacts. La premi\u00e8re est trop souvent d\u00e9r\u00e9gul\u00e9e et pr\u00e9datrice. Les seconds, trop r\u00e9guli\u00e8rement mal r\u00e9partis\u00a0: les co\u00fbts (sociaux et environnementaux) pour la majorit\u00e9, les profits (\u00e9conomiques et financiers) pour une minorit\u00e9, lorsqu\u2019ils n\u2019\u00e9chappent pas en grande partie aux pays visit\u00e9s.<\/p>\n<p>Certes l\u2019insatisfaction p\u00e8se trop peu politiquement pour \u00e9branler l\u2019ordre touristique mondial \u2013 l\u2019illusion du \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement par le tourisme\u00a0\u00bb op\u00e8re encore, des sommets de l\u2019\u00c9tat aux vendeurs de souvenirs \u2013, mais d\u00e9monstration est faite au quotidien que les revendications touristophobes ou tourismophobes, plus que d\u2019un acc\u00e8s d\u2019\u00ab\u00a0<em>obscurantisme<\/em>\u00a0\u00bb ou d\u2019un \u00ab\u00a0<em>sentiment \u2013 l\u00e9gitime ou non \u2013 de d\u00e9possession<\/em>\u00a0\u00bb relev\u00e9s par Paul Arseneault, proc\u00e8dent de situations de domination v\u00e9cues et d\u2019abus sociaux caract\u00e9ris\u00e9s. Dans ses formes actuelles, outre qu\u2019il divise l\u2019humanit\u00e9 entre 7% de migrants de plaisance et 93% d\u2019assign\u00e9s \u00e0 r\u00e9sidence, le tourisme international tend \u00e0 creuser les \u00e9carts, \u00e0 concentrer les b\u00e9n\u00e9fices et \u00e0 diss\u00e9miner les pr\u00e9judices \u00e9conomiques, \u00e9cologiques, culturels, voire sexuels.<\/p>\n<p>Le touristologue de l\u2019UQAM, encore lui, raisonne de la m\u00eame fa\u00e7on\u2026 ou presque.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0<em>Une bonne politique publique repose sur le pr\u00e9cepte suivant<\/em>, \u00e9crit-il dans le dossier d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nb3\" >3<\/a>]. <em>Ses b\u00e9n\u00e9fices doivent \u00eatre concentr\u00e9s aupr\u00e8s d\u2019un groupe qui en b\u00e9n\u00e9ficiera et les reconna\u00eetra, et les co\u00fbts doivent \u00eatre diffus, \u00e0 savoir port\u00e9s par une majorit\u00e9 qui n\u2019en aura peu ou pas conscience<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Or, en mati\u00e8re de tourisme, reconna\u00eet-il,<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0l<em>es habitants h\u00e9ritent parfois des co\u00fbts concentr\u00e9s<\/em> (ce qu\u2019il appelle \u00ab\u00a0<em>les irritants du quotidien<\/em>\u00a0\u00bb) <em>et ne re\u00e7oivent que de mani\u00e8re diffuse les avantages per\u00e7us par leur collectivit\u00e9 (revenus, emplois)<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>La solution r\u00e9side d\u00e8s lors dans la r\u00e9gulation du secteur. Sur ce point, Paul Arseneault et le CETRI pourraient se rejoindre. Les probl\u00e8mes et les soucis<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0<em>peuvent ais\u00e9ment \u00eatre r\u00e9solus par une planification et une r\u00e9glementation \u00e0 l\u2019\u00e9chelle municipale<\/em>\u00a0\u00bb,<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00e9crit le premier. \u00ab\u00a0<em>Ais\u00e9ment<\/em>\u00a0\u00bb, vraiment\u00a0? Bien s\u00fbr, puisque \u00ab\u00a0<em>les exemples de r\u00e9ussite en cette mati\u00e8re sont nombreux partout sur le globe, et constituent la r\u00e8gle, davantage que l\u2019exception<\/em>\u00a0\u00bb, pr\u00e9tend l\u2019expert canadien. Ce sur quoi par contre le CETRI diverge \u00e0 nouveau, tant les cas analys\u00e9s dans ce dernier ouvrage notamment \u2013 <em>La domination touristique<\/em> (Paris, Syllepse, 2018)\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nb4\" >4<\/a>] \u2013, se veulent repr\u00e9sentatifs du caract\u00e8re ni \u00e9quitable ni durable de l\u2019industrie touristique dans son ensemble.<\/p>\n<p>Alors, \u00ab\u00a0tourismophobes\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0touristophobes\u00a0\u00bb, les publications du CETRI\u00a0? Plut\u00f4t tourismophobes dirons-nous, critiques en tout cas de la logique d\u2019expansion touristique, en ce qu\u2019elle repose sur l\u2019appropriation privative des territoires et des ressources, sur la marchandisation des lieux et des comportements, sur l\u2019\u00e9vitement des contraintes fiscales et des entraves environnementales, sur le rapatriement des b\u00e9n\u00e9fices et la collectivisation des dommages, sur la folklorisation des cultures et des \u00ab\u00a0d\u00e9cors humains\u00a0\u00bb, sur l\u2019intrusion de l\u2019oisivet\u00e9 r\u00e9cr\u00e9ative de privil\u00e9gi\u00e9s de la mobilit\u00e9 dans la vie active de populations s\u00e9dentaires, etc. Les diverses analyses publi\u00e9es par le CETRI sont autant d\u2019illustrations pratiques et de mises en cause politiques de cette dynamique d\u00e9l\u00e9t\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Terroris\u00e9s \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre confondus avec\u2026 leurs semblables<\/strong><\/p>\n<p>La touristophobie en revanche \u2013 \u00ab\u00a0l\u2019aversion envers les touristes\u00a0\u00bb et non plus \u00ab\u00a0envers l\u2019industrie touristique\u00a0\u00bb \u2013, n\u2019en d\u00e9plaise aux \u00ab\u00a0chasseurs de tendances \u00e9mergentes\u00a0\u00bb, c\u2019est bien davantage dans l\u2019histoire du tourisme, au sein m\u00eame des vacanciers cette fois, qu\u2019aujourd\u2019hui chez les Barcelonais ou les V\u00e9nitiens, qu\u2019elle est apparue et a prolif\u00e9r\u00e9. Pas de pire adversaire des touristes en effet, que le touriste lui-m\u00eame. Pardon, le \u00ab\u00a0voyageur\u00a0\u00bb. Celui qui entend s\u2019en distinguer, qui les craint, qui les fuit comme la peste. \u00ab\u00a0<em>N\u2019allons pas l\u00e0, c\u2019est infest\u00e9 de touristes<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pierre Daninos d\u00e9j\u00e0, dans <em>Vacances \u00e0 tous prix<\/em> (Paris, Le Livre de Poche, 1973), ironisait sur l\u2019aversion des touristes pour leurs pairs. Aversion inh\u00e9rente \u00e0 ce qu\u2019on appelait alors \u00ab\u00a0la d\u00e9mocratisation du tourisme\u00a0\u00bb, qui, m\u00eame lacunaire, cr\u00e9ait cet effet de saturation des endroits convoit\u00e9s et des p\u00e9riodes propices. \u00c0 tel point que, de tout temps, pour une part non n\u00e9gligeable des touristes, terroris\u00e9s \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre confondus avec\u2026 leurs semblables, la condition du succ\u00e8s d\u2019une destination, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment de ne pas en avoir\u00a0! Paradoxe de taille, mais explicatif des flux touristiques, distinctifs ou mim\u00e9tiques.<\/p>\n<p>Laissons d\u00e8s lors les r\u00e9flexes antitouristes (touristophobes) aux touristes eux-m\u00eames et constatons avec l\u2019\u00e9crivain et sociologue Rodolphe Christin\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nb5\" >5<\/a>] par exemple, que l\u2019antitourisme (ou la tourismophobie) est, quant \u00e0 lui, davantage le fait de contestataires locaux (populations concern\u00e9es, mouvements sociaux) et internationaux (ONG, intellectuels critiques) qui d\u00e9noncent la logique accaparante du ph\u00e9nom\u00e8ne touristique, les disparit\u00e9s qu\u2019elle r\u00e9v\u00e8le et les \u00e9carts qu\u2019elle creuse. Dont acte.<\/p>\n<p><strong>NOTES\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nh1\" >1<\/a>]\u00a0Cit\u00e9 par Eddy Fougier, \u00ab\u00a04 nouveaux mouvements de contestation contre \u00ab\u00a0le tourisme qui d\u00e9truit le monde\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb, <em>HuffPost<\/em>, 10 f\u00e9vrier 2019.<\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nh2\" >2<\/a>]\u00a0Paul Arseneault, \u00ab\u00a0Over-tourisme\u00a0: tourismophobie et touristophobie, m\u00eame combat\u00a0?\u00a0\u00bb, <em>Cahier-Tendances \u2013 Les grandes tendances du tourisme d\u2019aujourd\u2019hui et de demain<\/em>, n\u00b03, Welcome City Lab, 2018.<\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nh3\" >3<\/a>]\u00a0<em>Ibid.<\/em><\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nh4\" >4<\/a>]\u00a0<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/La-domination-touristique\" >https:\/\/www.cetri.be\/La-domination-touristique<\/a>.<\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr#nh5\" >5<\/a>]\u00a0Rodolphe Christin, <em>L\u2019usure du monde. Critique de la d\u00e9raison touristique<\/em>, Paris, L\u2019\u00c9chapp\u00e9e, 2014\u00a0; Rodolphe Christin, <em>Manuel de l\u2019antitourisme<\/em>, Montr\u00e9al, \u00c9cosoci\u00e9t\u00e9, 2017.<\/p>\n<p><em>_________________________________________________<\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em><a href=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/cetri-Centre-Tricontinental-logo-e1553866687663.png\" ><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-130272\" src=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/cetri-Centre-Tricontinental-logo-e1553866687663.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"125\" \/><\/a><\/em><em>Le Centre tricontinental (CETRI), organisation non gouvernementale fond\u00e9e en 1976 et bas\u00e9e \u00e0 Louvain-la-Neuve (Belgique), est un centre d\u2019\u00e9tude, de publication, de documentation et d\u2019\u00e9ducation permanente sur le d\u00e9veloppement et les rapports Nord-Sud. Le CETRI a pour objectif de faire entendre des points de vue du Sud et de contribuer \u00e0 une r\u00e9flexion critique sur les conceptions et les pratiques dominantes du d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019heure de la mondialisation n\u00e9olib\u00e9rale. Il s\u2019attache en particulier \u00e0 la compr\u00e9hension et \u00e0 la discussion du r\u00f4le des acteurs sociaux et politiques du Sud en lutte pour la reconnaissance des droits sociaux, politiques, culturels et \u00e9cologiques. Les activit\u00e9s du CETRI sont de quatre types\u00a0: \u00e9tude, formation, publication, documentation. Le r\u00f4le des mouvements sociaux dans le Sud, la dynamique du mouvement altermondialiste, l\u2019\u00e9volution des d\u00e9mocraties en Am\u00e9rique latine, la port\u00e9e des alternatives sociales et politiques dans le Sud, les logiques et cons\u00e9quences des ajustements structurels et de l\u2019aide au d\u00e9veloppement&#8230; constituent les principaux th\u00e8mes des travaux de ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em><a href=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Bernard-Duterme.jpg\" ><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-132769 size-full\" src=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Bernard-Duterme-e1556713092354.jpg\" alt=\"\" width=\"100\" height=\"73\" \/><\/a><\/em><em><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/_Bernard-Duterme_\" >Bernard Duterme<\/a><\/em><em> &#8211; <\/em><em>Sociologue, directeur du <\/em>CETRI &#8211; Centre tricontinental.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Etes-vous-plutot-tourismophobe-ou?lang=fr\" >Go to Original \u2013 cetri.be<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>15 avril 2019 &#8211;  \u00abTourismophobie \u00bb, \u00ab touristophobie \u00bb, les deux n\u00e9ologismes sont apparus ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans la foul\u00e9e d\u2019un autre, le \u00ab surtourisme \u00bb, lui-m\u00eame avatar 2.0 du \u00ab tourisme de masse \u00bb, boost\u00e9 par l\u2019explosion des minitrips low-costs et l\u2019\u00ab airbnbisation \u00bb des centres-villes historiques. Qui est touristophobe, qui est tourismophobe aujourd\u2019hui ? Les critiques du tourisme international publi\u00e9es par le CETRI le sont-elles ? Focus sur les contours et les raisons d\u2019une aversion\u2026 moins r\u00e9cente qu\u2019il n\u2019y para\u00eet.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":132768,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[229,120,290,401,109,611],"class_list":["post-132767","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-original-languages","tag-activism","tag-conflict","tag-culture","tag-environment","tag-politics","tag-tourism"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132767","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=132767"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132767\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/media\/132768"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=132767"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=132767"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=132767"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}