{"id":1972,"date":"2009-02-26T00:00:00","date_gmt":"2009-02-26T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/wordpress\/2009\/02\/french-etat-de-siege\/"},"modified":"2009-02-26T00:00:00","modified_gmt":"2009-02-26T00:00:00","slug":"french-etat-de-siege","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/2009\/02\/french-etat-de-siege\/","title":{"rendered":"(FRENCH)   ETAT DE SI\u00c8GE"},"content":{"rendered":"<p>Les &eacute;v&eacute;nements continuent avec leur force d&eacute;sormais coutumi&egrave;re, avec un rythme en progression constante. Les appr&eacute;ciations d&rsquo;une crise syst&eacute;mique proche d&rsquo;une crise de civilisation par son ampleur et sa vitesse sont d&eacute;sormais sur la place publique, de la part de dirigeants pourtant habitu&eacute;s par conformation psychologique et par conformisme politique &agrave; la mesure et &agrave; la r&eacute;serve, et &agrave; une dialectique plut&ocirc;t apaisante. <\/p>\n<p>Paul Volcker, ancien pr&eacute;sident de la Federal Reserve et actuel conseiller d&rsquo;Obama, estime que la situation est peut-&ecirc;tre pire que pendant la Grande D&eacute;pression (selon Reuters, le 20 f&eacute;vrier): &laquo;I don&#8217;t remember any time, maybe even in the Great Depression, when things went down quite so fast, quite so uniformly around the world.&raquo; <\/p>\n<p>Une autre citation du m&ecirc;me Volcker, &agrave; la m&ecirc;me conf&eacute;rence de l&rsquo;universit&eacute; de Columbia, extraite d&rsquo;un article de The Independent du 22 f&eacute;vrier, indique des doutes fondamentaux sur la viabilit&eacute; du syst&egrave;me, sur sa capacit&eacute; &agrave; survivre: &laquo;Paul Volcker [&hellip;] said that, while he felt capitalism would survive, &ldquo;I&rsquo;m not so sure about financial capitalism&rdquo;&raquo; <\/p>\n<p>Dans la m&ecirc;me article, &agrave; propos de la m&ecirc;me conf&eacute;rence de l&rsquo;universit&eacute; de Columbia, sont extraites des d&eacute;clarations de George Soros, comparant le processus actuel, pour le syst&egrave;me occidental, au processus de d&eacute;composition extr&ecirc;mement rapide, type &ldquo;trou noir&rdquo;, de l&rsquo;URSS en 1989-1991: <\/p>\n<p>&laquo;Mr Soros, whose words and actions have moved entire markets in the past, told attendees at a conference dinner at Columbia University: &ldquo;We witnessed the collapse of the financial system. It was placed on life support, and it&rsquo;s still on life support.&rdquo; His words are stronger than his previous statements: at Davos a month ago, he said the financial system was merely &ldquo;dysfunctional&rdquo;. He now compares the current situation to the demise of the Soviet Union and added: &ldquo;There&rsquo;s no sign that we are anywhere near a bottom.&rdquo;&raquo; <\/p>\n<p>D&rsquo;une fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, la r&eacute;union du G20 du d&eacute;but avril &agrave; Londres devient l&rsquo;objectif g&eacute;n&eacute;ral, dans une humeur caract&eacute;ris&eacute;e par une tension grandissante due &agrave; la mont&eacute;e acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e de la crise. La r&eacute;union appara&icirc;t comme une r&eacute;union &ldquo;de la derni&egrave;re chance&rdquo; pour certains commentateurs; dans tous les cas comme une r&eacute;union fondamentale, o&ugrave; des d&eacute;cisions radicales devront &ecirc;tre prises, dans le chef de certains des participants, ce qui revient &agrave; dire la m&ecirc;me chose (&ldquo;la derni&egrave;re chance&rdquo;) en d&rsquo;autres termes. C&rsquo;est le cas, selon cette m&ecirc;me analyse du quotidien britannique, pour le Fran&ccedil;ais Sarkozy et pour l&rsquo;Italien Berlusconi; ils sont mentionn&eacute;s comme disant effectivement vouloir des d&eacute;cisions fondamentales, et l&rsquo;on ne peut envisager dans cette logique autre chose que des d&eacute;cisions mettant en cause le syst&egrave;me qui est en train de s&rsquo;effondrer. <\/p>\n<p>Il est int&eacute;ressant de constater qu&rsquo;il s&rsquo;agit des deux dirigeants des deux principaux pays du groupe latin de l&rsquo;Europe, tout artifice et dialectique id&eacute;ologique dont les chroniqueurs du temps pr&eacute;sent font en g&eacute;n&eacute;ral leur miel mis &agrave; part, que l&rsquo;on retrouve ainsi plac&eacute;s par la m&ecirc;me analyse dans une position de revendication; d&rsquo;une fa&ccedil;on plus g&eacute;n&eacute;rale, au-del&agrave; des particularismes personnels, cette adresse pourrait &ecirc;tre adress&eacute;e in fine aux Anglo-Saxons, avec effectivement le ton d&#8217;une accusation: &ldquo;C&rsquo;est vous, avec vos th&eacute;ories, qui nous avez mis dans ce d&eacute;sordre affreux de notre civilisation aux abois&hellip;&rdquo; <\/p>\n<p>&laquo;Momentum is now building for more than hand-wringing and fine words to come out of the London summit. President Sarkozy said yesterday: &ldquo;I will not associate myself with a position that does not give an ambitious response to this deep crisis.&rdquo; Italy&rsquo;s Prime Minister, Silvio Berlusconi, has already called for the summit to make &ldquo;strong and concrete&rdquo; proposals to fight the financial crisis.&raquo; <\/p>\n<p>Il faudra voir encore dans quelle direction les conceptions radicales voudraient voir l&rsquo;effort commun se diriger, si elles pourront s&rsquo;exprimer d&rsquo;une fa&ccedil;on ou d&rsquo;une autre, s&#8217;il y aura assez d&#8217;audace et de courage pour cela. <\/p>\n<p>On pourrait &ecirc;tre conduit &agrave; penser, &ndash; en tenant compl&egrave;tement &agrave; part la qualit&eacute; des hommes, dont on sait l&rsquo;abaissement dans ce temps historique fracass&eacute;, et en consid&eacute;rant leurs interventions d&rsquo;un point de vue symbolique, &ndash; &agrave; une r&eacute;surgence du grand conflit que Guglielmo Ferrero pr&eacute;sentait en 1917 sous la forme du &ldquo;g&eacute;nie latin&rdquo; contre le &ldquo;germanisme&rdquo; (le germanisme &eacute;tant &eacute;videmment remplac&eacute; par l&rsquo;am&eacute;ricanisme, forme avanc&eacute;e et redoutablement purulente de l&rsquo;anglo-saxonisme), ou de l&rsquo;&ldquo;id&eacute;al de perfection&rdquo; contre l&rsquo;&ldquo;id&eacute;al de puissance&rdquo;. <\/p>\n<p>Nous savons &eacute;videmment qu&rsquo;il s&rsquo;agit de mots qui paraissent absolument d&eacute;plac&eacute;s dans cette galerie d&rsquo;hommes sans la moindre &eacute;l&eacute;vation de pens&eacute;e, aussi bas de conception que sont nos dirigeants; mais nous parlons de l&rsquo;esprit qui permet dans ce cas de ne pas ridiculiser ni abaisser les mots, qui est une chose qui transcende les attaques de la m&eacute;diocrit&eacute; du monde. <\/p>\n<p>M&ecirc;me des m&eacute;diocres ou des corrompus peuvent en &ecirc;tre porteurs sans s&rsquo;en aviser, dans des situations caract&eacute;ris&eacute;es par une pression formidable des &eacute;v&eacute;nements, &ndash; &agrave; cause de leur psychologie qui est impressionn&eacute;e par une dimension collective, quelle qu&rsquo;en soit leur conscience de la chose. <\/p>\n<p>Nous croyons beaucoup &agrave; la similitude entre le d&eacute;but nominal du XX&egrave;me si&egrave;cle et le d&eacute;but du XXI&egrave;me si&egrave;cle, &ndash; mais nullement &agrave; cause de la guerre, comme si nous pr&eacute;voyions une nouvelle &ldquo;Grande Guerre&rdquo;, ce qui nous semble hors de saison pour des raisons pratiques, techniques et psychologiques consid&eacute;rables, mais &agrave; cause de la querelle implicite de conceptions, conduite au paroxysme &agrave; l&rsquo;occasion de cette Grande Guerre il y a un si&egrave;cle, et r&eacute;activ&eacute;e cette fois, au XXI&egrave;me si&egrave;cle, dans une crise gigantesque, par d&rsquo;autres voies et moyens. <\/p>\n<p>Bri&egrave;vement consid&eacute;r&eacute;e, voil&agrave; l&rsquo;explication peut-&ecirc;tre cach&eacute;e du voyage-surprise, le 3 mars, de Gordon Brown &agrave; Washington pour rencontrer Obama. Les deux h&eacute;ritiers en chef du bordel anglo-saxon vont se consulter pour observer ensemble la question &agrave; 64.000 dollars (ou $64.000 milliards?), &ndash; que faire? Les id&eacute;es de Gordon Brown &agrave; proposer au G20 ne sont pas exaltantes, qui pr&eacute;sentent une variation &ldquo;dramatis&eacute;e&rdquo; autour du m&ecirc;me th&egrave;me, c&rsquo;est-&agrave;-dire la r&eacute;f&eacute;rence au credo lib&eacute;ral dont toute la crise montre et d&eacute;montre l&rsquo;&eacute;chec. <\/p>\n<p>La question (&agrave; $128.000 milliards?) est de savoir si cette psychologie anglo-saxonne, submerg&eacute;e par l&rsquo;exercice de la vanit&eacute; pendant des d&eacute;cennies, est capable de d&eacute;velopper une pens&eacute;e hors du cadre rigide qu&rsquo;elle impose et s&#8217;impose. Peut-&ecirc;tre Obama, avec une psychologie qui prendrait quelque libert&eacute; avec le moule conforme, est-il une possibilit&eacute; &agrave; cet &eacute;gard, lui que certains journaux US d&eacute;signent comme un &ldquo;pr&eacute;sident fran&ccedil;ais&rdquo;. (Bernd Debusmann, de Reuters, observait le 18 f&eacute;vrier : <\/p>\n<p>&laquo;Still, conservative talk show hosts dubbed the stimulus bill the European Socialist Act of 2009 &ndash; not meant as a compliment &ndash; and Newsweek magazine followed up the theme with a cover that carried the headline We Are All Socialists Now and noted inside that &ldquo;Barack Obama sounds more like the president of France every day.&rdquo;&raquo;&hellip; <\/p>\n<p>Ce dernier point, qui semble r&eacute;soudre l&rsquo;exigence du premier pr&eacute;sident black de France, &ndash; ou en partie puisque demi-black mais c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; bien, &ndash; que r&eacute;clament tant de nos Lumi&egrave;res &eacute;clairant les salons germanopratins de toute l&rsquo;ardeur de leurs v&oelig;ux &eacute;clair&eacute;s.) <br \/>Le Monde observe, le 21 f&eacute;vrier, &agrave; propos de la division des Occidentaux sur la &ldquo;r&eacute;forme du capitalisme&rdquo;: <\/p>\n<p>&laquo;&ldquo;Gordon Brown se comporte malheureusement de nouveau comme l&#8217;ex-ministre des finances qu&#8217;il fut&rdquo;, s&#8217;inqui&egrave;te-t-on &agrave; la chancellerie allemande. &ldquo;La superstructure britannique, format&eacute;e pour la d&eacute;r&eacute;gulation, bloque tout. Nicolas Sarkozy fait le pari que tout se r&eacute;glera en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te avec M. Brown&rdquo;, analyse un ministre fran&ccedil;ais. Paris mise sur le souci du premier ministre travailliste de remporter un succ&egrave;s politique important le 2 avril, n&eacute;cessaire s&#8217;il veut remporter les &eacute;lections. Les Fran&ccedil;ais esp&egrave;rent qu&#8217;il se laissera convaincre par un Barack Obama audacieux.&raquo; <\/p>\n<p>C&#8217;est le second souci. &ldquo;Obama est du c&ocirc;t&eacute; des Europ&eacute;ens&rdquo; continentaux, assure [Ulrich Wilhelm, porte-parole d&#8217;Angela Merkel]. Mais le calendrier est d&eacute;favorable, le sommet intervenant trop t&ocirc;t. M. Obama est pr&eacute;occup&eacute; par le sauvetage de l&#8217;&eacute;conomie am&eacute;ricaine, beaucoup plus urgent que la refondation de l&#8217;architecture financi&egrave;re mondiale &agrave; long terme&hellip;.&raquo; <\/p>\n<p>Le sommet de l&rsquo;UE de ce week-end sur la crise a confirm&eacute;, sans grande originalit&eacute;, l&rsquo;urgence extraordinaire de la situation. Jean-Claude Trichet, le pr&eacute;sident de la BCI, a confirm&eacute;, quant &agrave; lui, quelques &eacute;vidences (selon le Guardian de ce matin); il a confirm&eacute; notamment que nous vivons dans des &ldquo;non-linear times&rdquo;, &ndash; ce qui est sans doute une expression cod&eacute;e pour nous exprimer que rien ne se d&eacute;roule &ldquo;selon le plan pr&eacute;vu&rdquo; et que l&rsquo;Histoire n&rsquo;en fait qu&rsquo;&agrave; sa t&ecirc;te: <\/p>\n<p>&laquo;Jean-Claude Trichet, the head of the European Central Bank, said that only emergency measures would help the world recover. &ldquo;We live in non-linear times &ndash; the classic economic models and theories cannot be applied, and future development cannot be foreseen,&rdquo; he said.&raquo; <\/p>\n<p>La r&eacute;union a accouch&eacute; de quelques lignes communes des Europ&eacute;ens, et d&rsquo;une affirmation dialectique de l&rsquo;unit&eacute; europ&eacute;enne. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che certainement pas les divisions et les dissimule &agrave; peine. Dans tous les cas, on a pu ressentir cet entra&icirc;nement g&eacute;n&eacute;ral de faire du G20 un objectif central de lutte contre la crise, une &eacute;tape essentielle, un moment capital pour tenter d&rsquo;interf&eacute;rer dans le flux monstrueux de la crise. <\/p>\n<p>La situation ne cessera plus de se tendre d&rsquo;ici d&eacute;but avril et la r&eacute;union de Londres, autant dans la pr&eacute;paration du sommet que dans l&rsquo;&eacute;volution de la crise, notamment au travers des commentaires qu&rsquo;on en fait. Le climat est consid&eacute;rablement diff&eacute;rent de celui qui pr&eacute;c&eacute;da le sommet du 15 novembre 2008 &agrave; Washington. La situation g&eacute;n&eacute;rale de la perception est pass&eacute;e de celle d&rsquo;une crise grave &agrave; celle de la crise fondamentale du syst&egrave;me de notre civilisation, &ndash; &ldquo;non-linear times&rdquo;, d&eacute;cid&eacute;ment. <\/p>\n<p>Ci-dessous, nous publions le texte de l&rsquo;&eacute;ditorial de notre Lettre d&rsquo;Analyse de defensa &amp; eurostrat&eacute;gie du 25 f&eacute;vrier 2009 (Vol24, n&deg;11). C&rsquo;est une variation sur le th&egrave;me expos&eacute; ci-dessus. <\/p>\n<p>Etat d&rsquo;urgence<\/p>\n<p>&laquo;Il existe le sentiment que la crise a franchi, ces derni&egrave;res semaines, disons depuis un mois (depuis l&rsquo;inauguration de Barack Obama, qui est un rep&egrave;re politique &agrave; cet &eacute;gard), une &eacute;tape nouvelle. Le 21 f&eacute;vrier, le financier-sp&eacute;culateur George Soros observait que le syst&egrave;me financier mondial &ldquo;has effectively disintegrated&rdquo;, avec des turbulences d&eacute;sormais plus s&eacute;v&egrave;res que lors de la Grande D&eacute;pression. A Davos, &agrave; la fin janvier, Soros ne parlait que d&rsquo;un syst&egrave;me en &eacute;tat de &ldquo;dysfonctionnement&rdquo;. <\/p>\n<p>&raquo;La m&ecirc;me r&eacute;f&eacute;rence historique &eacute;tait avanc&eacute;e la veille, 20 f&eacute;vrier, par Paul Volcker, l&rsquo;ancien pr&eacute;sident de la Federal Reserve devenu conseiller d&rsquo;Obama. Volcker juge la situation pire effectivement que durant ces ann&eacute;es 1930 (&ldquo;I don&rsquo;t remember any time, maybe even in the Great Depression, when things went down quite so fast, quite so uniformly around the world&rdquo;). <\/p>\n<p>Rassurons-nous: Volcker garde une certaine conviction que le capitalisme survivra &agrave; cette crise, &ndash; &ldquo;I&rsquo;m not so sure about financial capitalism&rdquo;. <\/p>\n<p>&raquo;Nous n&rsquo;avons plus affaire &agrave; des marginaux, &agrave; des analystes isol&eacute;s qu&rsquo;on regarde avec une ironie complaisante comme &agrave; moiti&eacute; devins, &agrave; moiti&eacute; exalt&eacute;s. Ceux qui vous parlent aujourd&rsquo;hui dans ces termes d&rsquo;apocalypse historique sont des gens bien en place et bien en cour. Ils ne font que refl&eacute;ter le sentiment officiel. Gordon Brown se pr&eacute;cipite &agrave; Washington le 3 mars pour rencontrer Obama. <\/p>\n<p>On n&rsquo;a plus gu&egrave;re le c&oelig;ur &agrave; ricaner ou &agrave; applaudir, selon les normes habituelles de cette sorte de &ldquo;comp&eacute;tition&rdquo;, &ndash; qui sera le premier &agrave; rencontrer le nouveau pr&eacute;sident? (Brown est le premier chef de gouvernement hors de la zone continentale US &agrave; rencontrer le nouveau pr&eacute;sident des USA.) <\/p>\n<p>La rencontre ne marque pas une relation privil&eacute;gi&eacute;e mais un sentiment d&rsquo;extr&ecirc;me urgence. Plus que le Premier ministre britannique, c&rsquo;est l&rsquo;h&ocirc;te du prochain G20 qui va rencontrer le dirigeant supr&ecirc;me de la plus grande puissance du monde; ce sont les deux dirigeants des deux pays ma&icirc;tres du syst&egrave;me qui s&rsquo;effondre qui vont se consulter. <\/p>\n<p>&raquo;Nous ne sommes plus dans les jeux des puissances mais dans le jeu des urgences. <\/p>\n<p>L&rsquo;Histoire bascule, de son cours habituel &agrave; un &eacute;tat nouveau, incontr&ocirc;lable, d&rsquo;une puissance inimaginable, et dont le terme nous est inconnu. D&eacute;sormais, la r&eacute;union du G20 &agrave; Londres, d&eacute;but avril, est per&ccedil;ue comme un terme fondamental, duquel de plus en plus de dirigeants attendent des d&eacute;cisions &eacute;galement fondamentales.<\/p>\n<p>Ce sera une tentative, &ndash; certains disent &ldquo;la tentative ultime&rdquo;, &ndash; pour reprendre le contr&ocirc;le de la marche du monde. On serait tent&eacute; d&rsquo;en faire une bataille du syst&egrave;me des hommes contre cette Histoire d&eacute;cha&icirc;n&eacute;e pour tenter, &agrave; coups de d&eacute;cisions consid&eacute;rables, de reprendre le contr&ocirc;le de son destin.&raquo; <br \/><a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-etat_de_siege_23_02_2009.html\" ><br \/>GO TO ORIGINAL &ndash; DEDEFENSA.ORG<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les &eacute;v&eacute;nements continuent avec leur force d&eacute;sormais coutumi&egrave;re, avec un rythme en progression constante. 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