{"id":50292,"date":"2014-11-24T14:01:08","date_gmt":"2014-11-24T14:01:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/?p=50292"},"modified":"2015-05-05T21:27:16","modified_gmt":"2015-05-05T20:27:16","slug":"francais-burkina-faso-les-armees-africaines-entre-predation-et-redemption","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/2014\/11\/francais-burkina-faso-les-armees-africaines-entre-predation-et-redemption\/","title":{"rendered":"(Fran\u00e7ais) Burkina Faso : les arm\u00e9es africaines, entre pr\u00e9dation et r\u00e9demption"},"content":{"rendered":"<p>Dans la foul\u00e9e de l\u2019insurrection populaire de quelques jours qui a accul\u00e9 le pr\u00e9sident Blaise Compaor\u00e9 \u00e0 la d\u00e9mission, l\u2019arm\u00e9e a repris le pouvoir au Burkina Faso, l\u2019ancienne Haute-Volta\u00a0: c\u2019est la septi\u00e8me fois dans l\u2019histoire de ce pays enclav\u00e9 en bordure du Sahel o\u00f9 \u2013 comme ailleurs en Afrique \u2013 les militaires balancent entre leurs r\u00f4les de pr\u00e9dateur et de r\u00e9dempteurs\u2026<\/p>\n<p>Terminons-en d\u2019abord avec le \u00ab\u00a0beau Blaise\u00a0\u00bb qui, au fil des temps, et contrairement \u00e0 son ancien compagnon Thomas Sankara, \u00e9tait devenu un relais du syst\u00e8me \u00ab\u00a0fran\u00e7africain\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019ancienne, m\u00eame si le Burkina \u2013 \u00ab\u00a0pauvre mais digne\u00a0\u00bb, Mecque des ONG \u2013 posait moins de probl\u00e8mes que d\u2019autres pays\u00a0; et que Compaor\u00e9 lui-m\u00eame, devenu un passionn\u00e9 de diplomatie, rendait des services, se comportant ces derni\u00e8res ann\u00e9es en m\u00e9diateur souvent utile dans les conflits sur le continent noir\u00a0: nord du Mali, Togo, Mauritanie, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Guin\u00e9e, Darfour\u2026<\/p>\n<p><strong>L\u2019ic\u00f4ne Sankara<\/strong><\/p>\n<p>Mais cela n\u2019a pu faire oublier ses interventions plus anciennes et plut\u00f4t d\u00e9stabilisantes au Liberia, en Sierra-Leone, en Angola, avec un fort parfum de trafic d\u2019armes, dans les ann\u00e9es 1990. Ni bien s\u00fbr son r\u00f4le central dans le putsch qui aboutit \u00e0 l\u2019assassinat de son compagnon, le capitaine Thomas Sankara \u2013 rest\u00e9 vingt-sept ans plus tard une ic\u00f4ne romantique au pouvoir aussi fort en Afrique que l\u2019est celle de Che Guevara en Am\u00e9rique latine. Ni par la suite, son ent\u00eatement \u2013 apr\u00e8s vingt-sept ann\u00e9es de pouvoir \u2013 \u00e0 imposer une modification de la Constitution pour s\u2019offrir quinze ann\u00e9es de plus \u00e0 la t\u00eate du Burkina\u00a0: l\u2019ambition, le tripatouillage de trop\u2026<\/p>\n<p>Le r\u00e9veil de la rue \u00e0 Ouagadougou et dans les grandes villes burkinab\u00e9s a d\u2019ailleurs fait penser au \u00ab\u00a0printemps tunisien\u00a0\u00bb\u00a0: Ben Ali et Compaor\u00e9 \u00e9taient arriv\u00e9s au pouvoir pratiquement ensemble. Et en seront sortis un peu dans les m\u00eames conditions, contraints \u00e0 la fuite pour ne pas avoir compris assez t\u00f4t de quoi il retournait, et avoir conc\u00e9d\u00e9 trop peu et trop tard.<\/p>\n<p>Certains voient d\u00e9j\u00e0, dans ces trois journ\u00e9es d\u2019insurrection populaire au Burkina, les pr\u00e9mices d\u2019un \u00ab\u00a0printemps africain\u00a0\u00bb qui pourrait concerner au premier chef \u2013 outre le Burkina \u2013 les pays de l\u2019ouest et du centre, o\u00f9 les alternances paraissent impossibles, les constitutions toujours manipul\u00e9es, les successions non pr\u00e9par\u00e9es, les dynasties trop verrouill\u00e9es\u00a0: Cameroun, Gabon, Togo, Congo-Brazza, Congo-Rdc, Rwanda, Tchad, Djibouti.<\/p>\n<p><strong>Les \u00ab\u00a0corps habill\u00e9s\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>En Afrique, comme nagu\u00e8re en Am\u00e9rique latine, le r\u00f4le des arm\u00e9es reste central. Non qu\u2019elles soient particuli\u00e8rement efficaces ou pl\u00e9thoriques \u2013 \u00e0 l\u2019exception de l\u2019arm\u00e9e sud-africaine, la plus moderne\u00a0; des arm\u00e9es \u00e9thiopienne et \u00e9rythr\u00e9enne, les plus nombreuses\u00a0; ou de l\u2019arm\u00e9e nig\u00e9riane, la plus active dans l\u2019espace ouest-africain.<\/p>\n<p>L\u2019arm\u00e9e burkinab\u00e9, comme celle de la plupart des \u00c9tats sah\u00e9liens, ne compte en revanche que sept mille hommes, dot\u00e9s d\u2019un mat\u00e9riel limit\u00e9, si l\u2019on excepte le r\u00e9giment de s\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9sidentielle (que commandait en second le nouvel \u00ab\u00a0homme fort\u00a0\u00bb du Burkina, le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida).<\/p>\n<p>Mais ces \u00ab\u00a0corps habill\u00e9s\u00a0\u00bb\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr#nb1\" >1<\/a>], le plus souvent issus, dans la partie ouest ou centrale du continent africain, de la matrice des anciennes forces coloniales, restent \u2013 surtout en cas de troubles politiques majeurs \u2013 un recours habituel\u00a0: dans des pays o\u00f9 l\u2019\u00c9tat est souvent faible, ils font figure de point fort, de communaut\u00e9 disciplin\u00e9e et soud\u00e9e, qui n\u2019h\u00e9site d\u2019ailleurs pas \u00e0 d\u00e9fendre les armes \u00e0 la main son statut, ses salaires ou avantages.<\/p>\n<p><strong>Nababs militaires<\/strong><\/p>\n<p>Dans une dialectique \u00ab\u00a0gagnant-gagnant\u00a0\u00bb, associant le sommet de l\u2019\u00c9tat \u00e0 la haute-hi\u00e9rarchie militaire, on a m\u00eame vu na\u00eetre dans certains pays \u2013 pour prix de la s\u00e9curit\u00e9 que les \u00ab\u00a0corps habill\u00e9s\u00a0\u00bb procurent au pouvoir politique \u2013 une classe d\u2019officiers enrichis, moiti\u00e9 militaires moiti\u00e9 businessmen, dont le sort \u00e9tait li\u00e9 pour le meilleur ou pour le pire \u00e0 celui des plus hauts gouvernants.<\/p>\n<p>Dans quelques cas, on a affaire \u00e0 des \u00ab\u00a0militaires-r\u00e9dempteurs\u00a0\u00bb, soucieux de l\u2019int\u00e9r\u00eat national, de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 du territoire, de la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger la population\u00a0: leur sens de l\u2019organisation et de la discipline, leur technicit\u00e9, leur frugalit\u00e9, leur bon contact avec le monde villageois, ont pu contribuer \u00e0 pacifier et r\u00e9organiser un pays, au service de la construction de l\u2019\u00c9tat-nation. On pense, par exemple, aux d\u00e9buts du g\u00e9n\u00e9ral Kountch\u00e9 (Niger, 1976), ou du capitaine Sankara (Burkina, 1983).<\/p>\n<p>Dans des cas r\u00e9cents (Tunisie, \u00c9gypte, Madagascar), les militaires se sont interpos\u00e9s entre les forces de police (compromises avec les anciens r\u00e9gimes autoritaires) et la soci\u00e9t\u00e9 civile, obtenant \u2013 comme en \u00c9gypte \u2013 d\u2019y jouer \u00e0 nouveau un r\u00f4le politique majeur. Dans des cas trop rares \u2013 comme l\u2019Afrique du Sud ou le Mozambique \u2013 la refonte des forces de s\u00e9curit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0<em>entreprise en tant que composante essentielle d\u2019un projet global de reconstruction de l\u2019\u00c9tat et de transformation de la soci\u00e9t\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb, comme l\u2019expliquait Anatole Ayissi, de l\u2019Institut des Nations unies pour la recherche sur le d\u00e9sarmement (Unidir), dans Le <em>Monde diplomatique<\/em> en janvier 2003.<\/p>\n<p><strong>Messies en treillis<\/strong><\/p>\n<p>Mais, le plus souvent, les \u00c9tats africains sont malades de leurs arm\u00e9es. Il n\u2019a pas manqu\u00e9, au cours de ces soixante ann\u00e9es d\u2019ind\u00e9pendance, de \u00ab\u00a0messies en treillis\u00a0\u00bb\u00a0: le colonel Joseph D\u00e9sir\u00e9 Mobutu (Za\u00efre, 1965), le g\u00e9n\u00e9ral Sani Abacha (Nigeria, 1991), le caporal Fodeh Sankoh (Sierra Leone, 1991), ou encore Idi Amine Dada (Ouganda), Jean Bedel Bokassa (RCA), Mengistu Hail\u00e9 Mariam (Ethiopie), Samuel Doe (Liberia), etc. Plus de soixante dix coups d\u2019\u00c9tat ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s entre 1960 et 2010, dans vingt-trois pays subsahariens (sur quarante-huit), a compt\u00e9 Georges Courade\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr#nb2\" >2<\/a>]]. Parmi les champions du genre\u00a0: le Nigeria (9 pronunciamentos), le Ghana, les Comores, la Guin\u00e9e-Bissau, et donc le Burkina\u2026<\/p>\n<p>Ces arm\u00e9es sont souvent divis\u00e9es (ainsi que l\u2019a illustr\u00e9 \u00e0 nouveau, \u00e0 Ouagadougou, la difficile d\u00e9signation d\u2019un officier sup\u00e9rieur pour incarner la transition), et \u00ab\u00a0\u00e0 deux vitesses\u00a0\u00bb, avec des unit\u00e9s d\u2019\u00e9lite type \u00ab\u00a0garde pr\u00e9sidentielle\u00a0\u00bb, richement dot\u00e9es, recrut\u00e9es souvent sur crit\u00e8res politico-ethniques\u00a0; et une arm\u00e9e du tout venant, non sp\u00e9cialis\u00e9e, mal \u00e9quip\u00e9e et mal command\u00e9e\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>S\u2019il est vrai que la complicit\u00e9 entre le politique et le soldat a fait de certains individus et de certaines unit\u00e9s des privil\u00e9gi\u00e9s du \u201csyst\u00e8me\u201d, l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral des forces arm\u00e9es en Afrique est le plus souvent d\u00e9plorable<\/em>, pr\u00e9cisait Anatole Ayissi\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr#nb3\" >3<\/a>].<\/p>\n<p><em>Et, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des nantis, il existe une autre arm\u00e9e tout au fond de l\u2019\u00e9chelle sociale de la \u201chi\u00e9rarchie\u201d militaire. Elle est faite de tous ces marginalis\u00e9s en uniforme, mis\u00e9reux, clochardis\u00e9s au c\u0153ur d\u2019une galaxie o\u00f9 les privil\u00e9gi\u00e9s affichent scandaleusement leur puissance et leur richesse<\/em> (\u2026)<br \/>\n<em><br \/>\nFace \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 mat\u00e9rielle, \u00e0 la discrimination et \u00e0 l\u2019exclusion, nombre de ces soldats laiss\u00e9s pour compte basculent facilement de l\u2019indigne statut d\u2019honn\u00eates mis\u00e9reux en uniforme \u00e0 celui, moins honorable mais beaucoup plus profitable, de \u201csoldat de fortune\u201d. L\u2019une des terribles \u201cinnovations\u201d de l\u2019atroce guerre civile de Sierra Leone fut le \u201csobel\u201d \u2013 \u201csoldier and rebel\u201d \u2013, une sorte de militaire hybride ayant la facult\u00e9 d\u2019\u00eatre \u201csoldat\u201d le jour et \u201crebelle-gangster\u201d la nuit.<\/em><\/p>\n<p><em>Si la mis\u00e8re d\u2019un citoyen civil peut demeurer un simple probl\u00e8me social, la mis\u00e8re d\u2019un soldat en armes peut d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en un d\u00e9fi politique propre \u00e0 mettre en danger non seulement la survie du r\u00e9gime, mais \u00e9galement la paix et la stabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re. <\/em><em>L\u00e0 r\u00e9side l\u2019extr\u00eame danger de la clochardisation des forces arm\u00e9es<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Ennemi int\u00e9rieur<\/strong><\/p>\n<p>En brousse, dans les quartiers, les soldats sont donc souvent craints\u00a0: il leur est reproch\u00e9 d\u2019\u00eatre surtout tourn\u00e9s vers \u00ab\u00a0l\u2019ennemi int\u00e9rieur\u00a0\u00bb, et de profiter de la population (pillage, rapine, taxes sur les contr\u00f4les routiers), etc. Dans certains cas, des soldats massacrent, br\u00fblent, violent, sans autre but que l\u2019int\u00e9r\u00eat au jour le jour, l\u2019ob\u00e9issance \u00e0 un chef ou \u00e0 un clan. \u00ab\u00a0<em> Les forces arm\u00e9es ont aussi \u00e0 assimiler qu\u2019elles ont \u00e0 d\u00e9fendre un territoire et une nation, avant de conforter des r\u00e9gimes autocratiques ou d\u2019y asseoir un des leurs\u00a0! <\/em>\u00a0\u00bb, plaide la CADE\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr#nb4\" >4<\/a>], pour qui il importe de \u00ab\u00a0professionnaliser\u00a0\u00bb au plus vite les cinq cent mille \u00e0 un million d\u2019hommes et de femmes des \u00ab\u00a0corps habill\u00e9s\u00a0\u00bb qui constituent les effectifs des forces de s\u00e9curit\u00e9 au sud du Sahara.<\/p>\n<p>Dans l\u2019imm\u00e9diat, outre \u2013 pour les populations \u2013 les interrogations n\u00e9es de la r\u00e9cup\u00e9ration militaire de ce \u00ab\u00a0printemps burkinab\u00e9\u00a0\u00bb, cet effacement du r\u00e9gime Compaor\u00e9 complique un peu plus le grand jeu s\u00e9curitaire au Sahel, dans lequel s\u2019illustrent notamment les Fran\u00e7ais. Une unit\u00e9 des forces sp\u00e9ciales fran\u00e7aises, avec les yeux tourn\u00e9s surtout vers le Mali et le Niger, stationnait au sud du Burkina\u00a0: y restera-t-elle\u00a0? Sur le plan politique et diplomatique, Compaor\u00e9 jouait les entremetteurs, passait les plats\u00a0: qui le fera d\u00e9sormais\u00a0?<\/p>\n<p>Comme l\u2019expliquait Michel Galy sur BFM-TV (le 31 octobre 2014), il faudra surtout que Paris, confront\u00e9 soudain \u00e0 la perte de ce partenaire typiquement \u00ab\u00a0<em>fran\u00e7africain <\/em>\u00a0\u00bb et \u00e0 ce \u00ab\u00a0<em> vide s\u00e9curitaire<\/em>\u00a0\u00bb au Burkina, \u00ab\u00a0<em> revoie son logiciel politique <\/em>\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ce pays, et sans doute bient\u00f4t \u00e0 l\u2019\u00e9gard de tous ceux o\u00f9 se posent de semblables et difficiles probl\u00e8mes de succession.<\/p>\n<p><strong>NOTES:<\/strong><\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr#nh1\" >1<\/a>]\u00a0Les \u00ab\u00a0corps habill\u00e9s\u00a0\u00bb (en uniforme) incluent en g\u00e9n\u00e9ral l\u2019arm\u00e9e, la gendarmerie, la police.<\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr#nh2\" >2<\/a>]\u00a0Cf. Les Afriques au d\u00e9fi du XXIe si\u00e8cle, Belin, 2014.<\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr#nh3\" >3<\/a>]\u00a0op. cit.<\/p>\n<p>[<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr#nh4\" >4<\/a>]\u00a0Cf. le livret de l\u2019exposition itin\u00e9rante de la Coordination pour l\u2019Afrique de demain (CADE), sous le titre \u00ab\u00a0Les Afriques qui se font\u00a0\u00bb, CADE, 2012.<\/p>\n<p><a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.cetri.be\/spip.php?article3682&amp;lang=fr\" >Go to Original \u2013 cetri.be<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est la septi\u00e8me fois dans l\u2019histoire de ce pays enclav\u00e9 en bordure du Sahel o\u00f9 \u2013 comme ailleurs en Afrique \u2013 les militaires balancent entre leurs r\u00f4les de pr\u00e9dateur et de r\u00e9dempteurs\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-50292","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-original-languages"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50292","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=50292"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50292\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=50292"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=50292"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=50292"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}