{"id":81023,"date":"2016-10-10T12:00:55","date_gmt":"2016-10-10T11:00:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/?p=81023"},"modified":"2016-10-09T16:36:30","modified_gmt":"2016-10-09T15:36:30","slug":"francais-che-guevara-inti-paredo-pour-la-vengeance-la-route-nest-jamais-trop-longue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/2016\/10\/francais-che-guevara-inti-paredo-pour-la-vengeance-la-route-nest-jamais-trop-longue\/","title":{"rendered":"(Fran\u00e7ais) Che Guevara, Inti Paredo\u2026 Pour la vengeance, la route n\u2019est jamais trop longue"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/che-640x360.jpg\" ><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-81025\" src=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/che-640x360.jpg\" alt=\"che-640x360\" width=\"640\" height=\"360\" srcset=\"https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/che-640x360.jpg 640w, https:\/\/www.transcend.org\/tms\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/che-640x360-300x169.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>8 Oct 2016 &#8211; <\/em>Alors qu\u2019Ernesto \u00ab\u00a0Che\u00a0\u00bb Guevara venait d\u2019\u00eatre assassin\u00e9, le colonel bolivien, Roberto Quintanilla, lui fit amputer les mains. Ce fut un outrage terrible qu\u2019il commit le 9 octobre 1967. Il devint l\u2019homme le plus ha\u00ef de la gauche mondiale qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque nombreuse et radicale.<\/p>\n<p>Deux ans apr\u00e8s, le 9 septembre 1969, il brisa, \u00e0 coup de crosse, la colonne vert\u00e9brale du prisonnier Guido \u00ab\u00a0Inti\u00a0\u00bb Paredo, avant de l\u2019assassiner. Inti \u00e9tait un leader gu\u00e9rillero et l\u2019un des cinq survivants de la gu\u00e9rilla du Che en Bolivie.<\/p>\n<p>Craignant pour la vie de l\u2019assassin, le gouvernement le nomma consul \u00e0 Hambourg, en Allemagne.<\/p>\n<p>Le premier avril 1971, en milieu de journ\u00e9e, il fut ex\u00e9cut\u00e9. Une femme \u00e9l\u00e9gante, svelte, portant une perruque blonde et des lunettes tira sur lui trois coups de feu qui le tu\u00e8rent sur le coup. Pour prendre rendez-vous, elle s\u2019\u00e9tait fait passer pour une Australienne en qu\u00eate d\u2019informations touristiques. Quintanilla en personne l\u2019attendait dans son bureau. Apr\u00e8s avoir lutt\u00e9 contre celle qui \u00e9tait d\u00e9sormais veuve, elle quitta les lieux discr\u00e8tement sans laisser de traces. Avant de sortir du b\u00e2timent, elle se d\u00e9barrassa de la perruque, du r\u00e9volver et de son sac. Ce dernier, contenait un morceau de papier sur lequel on pouvait lire : \u00ab\u00a0La Victoire ou la mort. ELN\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9v\u00e9nement fit le tour de la plan\u00e8te. Beaucoup de personnes le c\u00e9l\u00e9br\u00e8rent. Une femme, quelque part, d\u00e9clara \u00ab\u00a0 Pour la vengeance, la route n\u2019est jamais trop longue.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Par simple suspicion, la police allemande accusa Monika Ertl. Les journaux, comme toujours relay\u00e8rent l\u2019information en boucle. La chasse \u00e9tait ouverte.<\/p>\n<p>Elle \u00e9tait arriv\u00e9e en Bolivie en 1953\u00a0; elle avait alors 15 ans. Avec sa m\u00e8re et ses s\u0153urs, elle venait rejoindre son p\u00e8re, Hans. Il \u00e9tait install\u00e9 depuis trois ans \u00e0 Chiquitania, \u00e0 une centaine de kilom\u00e8tres de Santa Cruz. L\u00e0 sur ces plateaux quasiment vierges, \u00e0 la fronti\u00e8re du Br\u00e9sil, ils se sentirent comme des conquistadors.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, Hans, en particulier, s\u2019y tenait cach\u00e9. Il \u00e9tait en fuite. En tant que photographe, pendant la seconde guerre mondiale, il \u00e9tait l\u2019un des grands propagandistes du nazisme. Il \u00e9tait connu comme \u00ab\u00a0le photographe de Rommel\u00a0\u00bb, pour avoir servi longtemps ce mar\u00e9chal, l\u2019un des hommes le plus puissant du Troisi\u00e8me Reich.<\/p>\n<p>Lorsque les troupes sovi\u00e9tiques entr\u00e8rent \u00e0 Berlin, le 2 mai 1945, mettant en d\u00e9route les nazis, Hans put fuir gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019aide des services d\u2019espionnage militaire \u00e9tasuniens et du Vatican. En \u00e9change, il livra les informations qu\u2019il d\u00e9tenait.<\/p>\n<p>On ignore comment il a pu acqu\u00e9rir trois mille hectares de terres en ce lieu car son seul tr\u00e9sor, \u00e0 son arriv\u00e9e en Bolivie, \u00e9tait une veste. C\u2019\u00e9tait la m\u00eame veste que celle port\u00e9e par les officiers nazis, dessin\u00e9e et fabriqu\u00e9e par celui qui deviendrait mondialement connu : Hugo Boss. Ce furent principalement des prisonniers fran\u00e7ais qui faisaient fonctionner ses machines.<\/p>\n<p>Ainsi, Monika v\u00e9cut son enfance au c\u0153ur m\u00eame de l\u2019effervescence du nazisme. A pr\u00e9sent, en Bolivie, en tant qu\u2019adolescente, son monde devait \u00eatre totalement diff\u00e9rent. Mais, socialement, ce ne fut pas tellement le cas, car sa maison \u00e9tait un lieu d\u2019allers et venues incessants de nazis fugitifs, m\u00eame s\u2019ils \u00e9taient prot\u00e9g\u00e9s par les Etats-Unis.<\/p>\n<p>Monika se maria en 1958 avec un autre Allemand et ils partirent vivre dans le nord du Chili, pr\u00e8s des mines de cuivre. Pendant presque dix ans, elle supporta la vie de femme au foyer. Etre t\u00e9moin de la souffrance des mineurs changea sa vision du monde et des \u00eatres humains. Elle partit vivre \u00e0 La Paz et fonda un foyer pour orphelins. Elle avait grandi au milieu de racistes et vivait, \u00e0 pr\u00e9sent, dans des communaut\u00e9s remplies d\u2019indiens.<\/p>\n<p>C\u2019est, aussi, au cours de cette p\u00e9riode, que d\u00e9but\u00e8rent ses contacts avec la gauche bolivienne. Voyageant pour recueillir des fonds pour son projet, elle eut des relations \u00e9troites avec la gauche europ\u00e9enne, et principalement avec l\u2019Allemagne. Selon sa s\u0153ur Beatrix, Monika \u00e9tait \u00ab\u00a0une femme \u00e9lectrique, avec beaucoup d\u2019adr\u00e9naline et qui avait un large panel d\u2019amis\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour elle, selon sa s\u0153ur, Che Guevara \u00ab\u00a0avait \u00e9t\u00e9 un Dieu\u00a0\u00bb. Son assassinat l\u2019avait boulevers\u00e9e et emplit de douleur.<\/p>\n<p>Son int\u00e9gration dans l\u2019Arm\u00e9e de Lib\u00e9ration Nationale, ELN, apparut donc naturelle\u00a0: cela avait \u00e9t\u00e9 la gu\u00e9rilla du Che. En r\u00e9alit\u00e9, plut\u00f4t qu\u2019une combattante, elle fut une milicienne charg\u00e9e de l\u2019appui logistique. Cette responsabilit\u00e9 impliquait plus de risques que d\u2019\u00eatre dans la montagne. Son nom de guerre \u00e9tait \u00ab\u00a0Imilla\u00a0\u00bb, ce qui en langue aimara signifiait \u00ab\u00a0petite fille indienne\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Sa s\u0153ur disait qu\u2019elle \u00e9tait \u00ab\u00a0d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 changer le monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but, ses positions politiques engendr\u00e8rent des d\u00e9saccords avec son p\u00e8re. Malgr\u00e9 tout, il lui permit d\u2019utiliser la grande maison que la famille poss\u00e9dait dans la capitale. Logiquement, elle l\u2019utilisait pour y cacher des armes et y abriter des gu\u00e9rilleros. Mais le jour o\u00f9 Monika se rendit \u00e0 \u00ab\u00a0La Dolorosa\u00a0\u00bb, comme se nommait la hacienda, pour demander \u00e0 son p\u00e8re de lui laisser construire un camp d\u2019entra\u00eenement sur ce lieu, Hans lui ordonna de prendre le large pour toujours. Pendant les quatre ann\u00e9es de clandestinit\u00e9, elle \u00e9crivit seulement une fois par an \u00e0 sa famille. A chaque fois elle leur disait que tout allait bien. En 1969, elle leur envoya un dernier courrier : \u00ab\u00a0Adieu, je m\u2019en vais et vous ne me verrez plus jamais\u00a0\u00bb. Et il en fut ainsi.<\/p>\n<p>La maison de La Paz fut une cachette pour Inti Paredo. Elle fut \u00e9galement t\u00e9moin de l\u2019idylle passionn\u00e9e qui lia Monika et le gu\u00e9rillero. Il devint son grand amour.<\/p>\n<p>Depuis l\u2019ex\u00e9cution de Quintanilla, elle passait plus de temps hors de Bolivie, principalement \u00e0 Cuba et en France. Elle poss\u00e9dait un faux passeport argentin. M\u00eame si plusieurs services de renseignement \u00e9taient sur ses traces, \u00e0 commencer par les allemands et la CIA, elle se d\u00e9pla\u00e7ait malgr\u00e9 tout avec une certaine facilit\u00e9.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur offrit pour la capture de Monika une r\u00e9compense plus forte que celle promise pour Che Guevara. Un jour, le p\u00e8re vit l\u2019affiche avec les photos des \u00ab\u00a0terroristes\u00a0\u00bb les plus recherch\u00e9s, ainsi que leurs mises \u00e0 prix. Monika en faisait partie. On dit qu\u2019il en \u00e9prouva une tr\u00e8s grande honte.<\/p>\n<p>Il y avait un homme qui la connaissait tr\u00e8s bien : c\u2019\u00e9tait l\u2019\u00ab\u00a0Oncle Klaus\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi que son p\u00e8re lui avait appris \u00e0 appeler cet homme qui se disait commer\u00e7ant, et portait le nom d\u2019Altmann. Monika ne sut que bien plus tard que son v\u00e9ritable nom \u00e9tait Klaus Barbie, un \u00ab\u00a0criminel de guerre\u00a0\u00bb. En 1943, pendant la seconde guerre mondiale, il avait \u00e9t\u00e9 le chef de la sinistre Gestapo de Hitler dans la ville fran\u00e7aise de Lyon. Il avait tortur\u00e9, assassin\u00e9 ou envoy\u00e9 quatre mille personnes dans les camps de concentration. En raison de sa cruaut\u00e9, on l\u2019avait surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0Le boucher de Lyon\u00a0\u00bb. A la fin de la guerre, les services de s\u00e9curit\u00e9 fran\u00e7ais voulurent l\u2019arr\u00eater, mais il s\u2019\u00e9tait volatilis\u00e9. Il faut dire qu\u2019il b\u00e9n\u00e9ficiait d\u2019un puissant protecteur : le service de contrespionnage de l\u2019arm\u00e9e \u00e9tasunienne (Counter Intelligence Corps, CIC). Le criminel \u00e9tait pr\u00e9cieux en raison de tout ce qu\u2019il savait concernant l\u2019espionnage sovi\u00e9tique et la r\u00e9sistance organis\u00e9e par le Parti Communiste fran\u00e7ais. Le CIC justifia les crimes de Barbie en disant qu\u2019il s\u2019agissait \u00ab\u00a0d\u2019actes de guerre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Avec l\u2019aide du Vatican, en 1951, il fut envoy\u00e9 en Argentine d\u2019o\u00f9 il passa en Bolivie. L\u00e0, il obtint la nationalit\u00e9 bolivienne et devint le bras droit de la CIA et le conseiller des dictatures. Oui, il \u00e9tait bien \u00ab\u00a0commer\u00e7ant\u00a0\u00bb, comme on l\u2019avait dit \u00e0 Monika, mais dans le secteur de la coca\u00efne et des armes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Barbie connaissait tous les d\u00e9placements de ma s\u0153ur, il les avait bien \u00e9tudi\u00e9s\u00a0\u00bb, raconta Beatrix. Rien de plus normal avec les contacts qu\u2019il avait. En effet on assure qu\u2019il collaborait aussi avec la police secr\u00e8te allemande. Depuis le jour o\u00f9 Monika avait quitt\u00e9 l\u2019Europe pour la derni\u00e8re fois pour rentrer en Bolivie, elle \u00e9tait suivie.<\/p>\n<p>Il semblerait que pendant quelques jours, Barbie perdit sa trace \u00e0 la Paz, jusqu\u2019au moment o\u00f9 le criminel l\u2019identifia \u00e0 nouveau dans le centre de la ville. Elle allait v\u00eatue comme une hippie ou une gitane. Il la reconnut \u00e0 ses jambes fines et \u00e9l\u00e9gantes et aux lobes allong\u00e9s de ses oreilles. Il appela imm\u00e9diatement le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur pour qu\u2019il se charge de la suite. Alors on envoya les \u00ab\u00a0negros\u00a0\u00bb, comme on appelait les tueurs charg\u00e9s du sale boulot.<\/p>\n<p>Monika \u00e9tait accompagn\u00e9e d\u2019un Argentin. Lorsqu\u2019ils arriv\u00e8rent pr\u00e8s de la maison de son p\u00e8re, une vendeuse les avertit du danger : le lieu \u00e9tait occup\u00e9 et le secteur encercl\u00e9 par les militaires.<\/p>\n<p>Trois jours apr\u00e8s, dans l\u2019Alto, une commune jouxtant la capitale, on les rep\u00e9ra. C\u2019\u00e9tait le 12 mai 1973. Il s\u2019agissait d\u2019une maison de s\u00e9curit\u00e9, soi-disant clandestine, mais malgr\u00e9 cela la police l\u2019avait localis\u00e9e. La gu\u00e9rillera et son compagnon r\u00e9sist\u00e8rent \u00e0 l\u2019assaut jusqu\u2019\u00e0 \u00e9puiser leurs r\u00e9serves de munitions. La police d\u00e9clara qu\u2019ils \u00e9taient morts dans l\u2019affrontement. Mais des ann\u00e9es plus tard, le p\u00e8re d\u00e9clara qu\u2019avant d\u2019\u00eatre assassin\u00e9e, sa fille avait \u00e9t\u00e9 tortur\u00e9e.<\/p>\n<p>La famille apprit la nouvelle dans la presse, car l\u2019affaire \u00e9tait dans tous les journaux et sur toutes les ondes. Les s\u0153urs prirent contact avec l\u2019ambassade allemande pour r\u00e9clamer le cadavre\u00a0; c\u2019est \u00e0 peine s\u2019ils r\u00e9agirent. Ils se content\u00e8rent de transmettre cette r\u00e9ponse du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur\u00a0: \u00ab\u00a0elle a eu un enterrement chr\u00e9tien\u00a0\u00bb. Le p\u00e8re ne leva pas le petit doigt.<\/p>\n<p>Le corps n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9. Il ne reste qu\u2019une simple plaque \u00e0 l\u2019entr\u00e9e d\u2019un cimeti\u00e8re \u00e0 La Paz qui indique \u00ab\u00a0C\u2019est ici que repose Monika Ertl\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Beatrix raconte qu\u2019un jour elle rencontra Barbie dans la rue, \u00ab\u00a0il m\u2019a salu\u00e9 avec courtoisie et m\u2019a dit \u00ab\u00a0quel dommage ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 ta s\u0153ur, j\u2019en suis d\u00e9sol\u00e9\u00a0\u00bb. Je n\u2019ai pas ressenti de ranc\u0153ur \u00e0 son \u00e9gard. Nous voulions seulement r\u00e9cup\u00e9rer le cadavre de notre s\u0153ur (\u2026). Je n\u2019ai jamais su si c\u2019\u00e9tait lui qui l\u2019avait fait assassiner\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 1983, Barbie, fut enfin extrad\u00e9 en France. Il mourut en prison le 25 septembre 1991.<\/p>\n<p>Monika vengea l\u2019odieux assassinat de ces grands dirigeants r\u00e9volutionnaires que furent le Che et Inti, et qui \u00e9taient aussi ses h\u00e9ros. Quant au procureur de Hambourg, il accusa Monika Ertl, mais cl\u00f4tura l\u2019affaire sans avoir pu la r\u00e9soudre.<\/p>\n<p>Au moment o\u00f9 la combattante fut assassin\u00e9e, le dictateur Hugo Banzer dirigeait la Bolivie. Etrange co\u00efncidence, il \u00e9tait le voisin de l\u2019hacienda des Ertl. Le p\u00e8re ne lui r\u00e9clama jamais le corps de sa fille qui avait pourtant \u00e9t\u00e9 sa pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e. Lorsqu\u2019il ne pouvait \u00e9luder le sujet, il disait seulement : \u00ab\u00a0S\u2019il a donn\u00e9 l\u2019ordre de la tuer, c\u2019est qu\u2019il avait ses raisons\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Jurgen Schreiber, La mujer que veng\u00f3 al Che. La historia de Monika Ertl, Editorial Capital Intelectual, Buenos Aires, 2010.<\/li>\n<li>Peter McFarren et Fadrique Iglesias, \u00ab\u00a0Klaus Barbie, un novio de la muerte\u00a0\u00bb, La Raz\u00f3n Digital, La Paz, 12 janvier 2014.<\/li>\n<li>Erhard Dabringhaus, L\u2019Agent am\u00e9ricain Klaus Barbie, Editions Pygmalion, janvier 1986.<\/li>\n<li>Documentaire \u00ab\u00a0Se busca\u00a0: Monika Ertl\u00a0\u00bb de Christian Baudissin, 1988<\/li>\n<\/ul>\n<p>____________________________________<\/p>\n<p><em>Hernando Calvo Ospina est \u00e9crivain et journaliste. Ce texte est issu\u00a0de son\u00a0livre <\/em><a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.letempsdescerises.net\/?product=latines-belles-et-rebelles\" >Latines, belles et rebelles<\/a><em>, Le Temps des cerises \u00e9diteurs, Paris 2015.<\/em><\/p>\n<p><a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.investigaction.net\/che-guevara-inti-paredo-pour-la-vengeance-la-route-nest-jamais-trop-longue\/\" >Go to Original \u2013 investigaction.net<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>8 Oct 2016 &#8211; Alors qu\u2019Ernesto \u00ab Che \u00bb Guevara venait d\u2019\u00eatre assassin\u00e9, le colonel bolivien, Roberto Quintanilla, lui fit amputer les mains. Ce fut un outrage terrible qu\u2019il commit le 9 octobre 1967. 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