(Français) Myanmar: de l’essence et du feu, mais pas le Bien contre le Mal

ORIGINAL LANGUAGES, 11 Sep 2017

Tony Cartalucci | Land Destroyer Report – TRANSCEND Media Service

Longtemps persécutés dans l’ombre, les Rohingya, communauté musulmane du Myanmar, se trouvent aujourd’hui sous le feu des projecteurs médiatiques. Situation embarrassante pour Aung San Suu Kyi et ses sponsors occidentaux qui l’avaient plébiscitée pour incarner la transition démocratique du Myanmar ? La dirigeante, lauréate du prix Nobel de la Paix en 1991, peine à condamner les violences commises par l’armée et ses partisans à l’encontre des Rohingya. Et voilà que parmi ces derniers apparaît un groupe armé, soutenu et encadré par l’Arabie saoudite. Washington aurait-il décidé de rebattre les cartes au Myanmar ? Pour Tony Cartalucci, spécialiste de l’Asie, il s’agit avant tout de créer un désordre géopolitiquement profitable dans une région importante pour le développement du fameux projet chinois, la nouvelle route de la soie. Explications. (IGA)

IBTimes UK

7 Sep 2017 – La crise qui se déroule au Myanmar en Asie du Sud-Est a confondu de nombreux analystes géopolitiques en raison de son histoire complexe et de la couverture intentionnellement trompeuse et maintenant contradictoire fournie par les médias occidentaux.

L’actuel gouvernement du Myanmar est dirigé par Aung San Suu Kyi et sa Ligue nationale pour la démocratie (NLD). Ce parti est monté au pouvoir après une lutte de plusieurs décennies contre les militaires qui ont gouverné la nation durant plusieurs dizaines d’années.

Aung San Suu Kyi est une création et une mandataire des intérêts étasuniens et européens

Suu Kyi et sa NLD sont les bénéficiaires de dizaines de millions de dollars étasuniens, britanniques et européens. Des fronts de réseaux entiers, présentés comme des organisations non gouvernementales (ONG), ont été créés pour saper et écraser les institutions souveraines du Myanmar.

L’étendue de ce soutien et de ce financement est documentée par de nombreuses organisations occidentales mêmes, notamment la Burma Campaign UK qui, dans son rapport de 36 pages en 2006, «Négliger le peuple de Birmanie ?» explique en détail comment elle et ses homologues US ont construit la domination politique aujourd’hui impressionnante de Suu Kyi sur le Myanmar.

Le rapport indique explicitement:

La Fondation nationale pour la démocratie (NED – voir l’annexe 1, page 27) a été à l’avant-garde des efforts de notre programme visant à promouvoir la démocratie et l’amélioration des droits de l’homme en Birmanie depuis 1996. Nous fournissons un financement de 2 500 000 $ au cours de l’exercice 2003  affecté à la Birmanie dans le cadre de la Loi sur les opérations à l’étranger. Le NED utilisera ces fonds pour soutenir les organisations de promotion de la démocratie en Birmanie ainsi que les minorités ethniques par le biais d’un programme de subventions. Les projets financés sont conçus pour diffuser des informations à l’intérieur de la Birmanie en faveur du développement démocratique de la Birmanie, créer des infrastructures et des institutions démocratiques, améliorer la collecte d’informations sur les violations des droits de l’homme par les militaires birmans et renforcer les capacités de restauration de la démocratie lorsque des ouvertures politiques se produisent et que les exilés / réfugiés reviennent.

Le rapport indique également:

Voice of America (VOA) et Radio Free Asia (RFA) ont des services en Birmanie. VOA diffuse un mix de nouvelles et d’informations internationales de 30 minutes trois fois par jour. RFA diffuse des nouvelles et des informations sur la Birmanie deux heures par jour. Les sites Web VOA et RFA contiennent également du matériel audio et écrit en birman et en anglais. Par exemple, l’éditorial de VOA, le 10 octobre 2003, « Release Aung San Suu Kyi » figure en bonne place dans la section birmane de VOAnews.com. Le site Web de RFA met à disposition des versions audio des 16 discours d’Aung San Suu Kyi du 27 au 29 mai 2003. La radiodiffusion internationale américaine fournit des informations cruciales à une population qui se voit refuser les bienfaits de la liberté d’information par son gouvernement.

En ce qui concerne l’endoctrinement et l’éducation des futurs dirigeants de ce bloc politique mandaté par l’Occident, le rapport indique:

Le Département d’État a versé 150 000 $ pour l’exercice 2001-2002 en vue de fournir des bourses aux jeunes Birmans à travers Prospect Birmanie, une organisation partenaire ayant des liens étroits avec Aung San Suu Kyi. Avec les fonds de l’exercice 2003/04, nous prévoyons de soutenir encore le travail de Prospect Birmanie qui a fait ses preuves dans la gestion des bourses d’études destinées aux personnes privées d’opportunités éducatives par la répression continue de la junte militaire, alors que ces personnes sont engagées dans le retour à la démocratie en Birmanie.

Reconnu coupable de crimes financiers, George Soros est également de la partie avec son Open Society. En ce qui concerne leur ingérence dans les affaires politiques internes du Myanmar, le rapport indique:

Notre aide à l’Open Society Institute (OSI) (jusqu’en 2004) soutient en partie un programme d’octroi de bourses aux étudiants réfugiés birmans qui ont fui la Birmanie et qui souhaitent poursuivre leurs études au niveau du premier cycle ou du troisième cycle. Les étudiants poursuivent généralement des études en sciences sociales, en santé publique, en médecine, en anthropologie et en sciences politiques. La priorité est accordée aux étudiants qui manifestent leur volonté de retourner en Birmanie ou de travailler dans leurs communautés de réfugiés pour la réforme démocratique et économique du pays.

Écrit en 2006, alors qu’une autre marionnette US, Thaksin Shinawatra, dirigeait la Thaïlande en tant que Premier ministre, le rapport détaille également le rôle qu’a joué la Thaïlande pour saper et renverser le pouvoir en place au Myanmar:

L’année dernière, le gouvernement américain a commencé à financer un nouveau programme de l’Organisation internationale pour les Migrations (IOM) afin de fournir des services de santé de base aux migrants birmans en dehors des camps officiels de réfugiés, en coopération avec le ministère de la Santé publique de Thaïlande. Ce projet a été soutenu par le gouvernement thaïlandais et a reçu une couverture favorable dans la presse locale. Des efforts comme ceux-ci qui s’efforcent de trouver des moyens positifs de collaborer avec le gouvernement thaïlandais dans des domaines d’intérêt commun contribuent à renforcer les programmes financés par les États-Unis pour soutenir les groupes birmans en faveur de la démocratie.

Par exemple, l’actuel ministre de l’Information du Myanmar, Pe Myint, a suivi une formation à la NED ainsi qu’ à la Fondation Indochina Media Memorial à Bangkok, une fondation financée par l’Open Society.

Un câble diplomatique US disponible sur Wikileaks révèle à quel point cette formation était intégrée dans le projet de construire cet État client des Etats-Unis qu’est devenu le Myanmar.

Intitulé « Aperçu des organisations médiatiques birmanes basées en Thaïlande du Nord », le câble de 2007 indique (c’est moi qui souligne):

D’autres organisations, dont certaines ont une portée au-delà de la Birmanie, offrent également des opportunités éducatives aux journalistes birmans. Par exemple, la Fondation Indochina Media Memorial, basée à Chiang Mai, a proposé l’année dernière des formations pour les journalistes de l’Asie du Sud-Est qui comprenaient des participants birmans. Les principaux bailleurs de fonds pour les programmes de formation en journalisme dans la région comprennent la NED, l’Open Society Institute (OSI) et plusieurs gouvernements et organismes de bienfaisance européens…

… Un certain nombre de programmes actifs de formation aux médias attirent les exilés et ceux de l’intérieur de la Birmanie jusqu’à Chiang Mai pour des cours de journalisme allant d’une semaine à un an. Ces programmes de formation identifient les futurs journalistes qui sont actifs dans les communautés en Birmanie, ainsi que dans les ONG en Thaïlande, et les aideront à obtenir des postes en lien avec les groupes de médias birmans dans la région. Les programmes de formation permettent de garantir que les générations futures pourront succéder aux fondateurs des organisations actuelles.

Le câble relie également le financement des États-Unis à l’attitude «pro-américaine» et très prévisible adoptée par les bénéficiaires de ces avantages:

Dans une approche rafraîchissante pour les diplomates US interagissant avec les médias étrangers, la communauté des journalistes exilés reste fermement pro-américaine. Des groupes tels que DVB et The Irrawaddy recherchent continuellement davantage de participation des fonctionnaires des États-Unis et utilisent fréquemment des interviews, des communiqués de presse et des clips audio publiés sur les sites Web du gouvernement US. Une interview en direct avec un diplomate étasunien est une marchandise précieuse, capable même d’encourager une concurrence saine parmi les médias rivaux pour décrocher un scoop. Une interview d’Irrawaddy en 2006 avec le Secrétaire d’État adjoint aux régions d’Asie de l’Est et du Pacifique, Eric John, s’est multipliée en plusieurs articles et a largement circulé dans la communauté exilée ainsi que dans les médias traditionnels.

Le financement du gouvernement US joue un rôle dans cette bonne volonté …

Sans aucun doute, Suu Kyi et ceux qui occupent les meilleurs postes au sein de son gouvernement sont le fruit de décennies de soutien, de formations et d’endoctrinement américano-britanniques et européens.

Les «militants Rohingya» soutenus par l’Arabie saoudite ne représentent pas plus tous les Rohingya que Daesh représente tous les sunnites

Un récit malheureux prend forme dans les médias alternatifs, dépeignant la minorité Rohingya du Myanmar comme des «islamistes» se lançant dans le «jihad».

En réalité, la minorité Rohingya du Myanmar vit dans ce pays depuis des générations. Jusqu’à récemment, ils vivaient en harmonie avec leurs voisins de la majorité bouddhiste à travers le pays, y compris dans l’État de Rakhine.

Beaucoup de points de discussion maintenant adoptés contre le Rohingya sont littéralement copiés et collés de groupes extrémistes soutenus par les Etats-Unis au Myanmar. Les allégations selon lesquelles le terme « Rohingya » est simplement inventé, que les Rohingya sont en fait des Bengalis illégaux et qu’ils devraient être expulsés par la force du Myanmar ont été depuis des années les points forts des partisans violents de Suu Kyi, les « bonzes safran » (en référence à la couleur de leur robe, NDT).

Les partisans de plus en plus puissants d’Aung San Suu Kyi – dont beaucoup étaient présents lors de la «révolution de safran» en 2007 – sont les premiers agitateurs de la crise des Rohingya. Alors que les médias occidentaux ont tenté de dépeindre l’armée comme étant derrière la violence, ce sont souvent les militaires qui interviennent pour séparer les extrémistes attaquants des villages Rohingya et des camps de réfugiés qu’ils cherchent à détruire et à brûler.

C’était le gouvernement dirigé par l’armée qui avait tenté d’avancer le processus d’octroi de la citoyenneté aux Rohingya. Le parti de Suu Kyi et ses partisans s’étaient opposés au projet qui a été définitivement enterré une fois que Suu Kyi est arrivée au pouvoir.

Plus récemment, les médias occidentaux ont constaté l’émergence de militants Rohingya alignés qui auraient mené plusieurs attaques de grande échelle contre des unités militaires et des policiers dans l’État de Rakhine.

Bien sûr, aucun groupe militant n’existe sans soutien politique, financier et matériel substantiel. Et tout comme d’autres conflits porteurs d’enjeux politiques ont éclaté en Libye, en Syrie, au Yémen et aux Philippines, le financement américano-saoudien est également évident dans les dernières manifestations de violence au Myanmar.

C’est une combinaison d’essence et de feu – les outils d’un unique incendiaire volontairement mis en place pour créer une conflagration géopolitiquement utile.

Dans un article récent intitulé « La nouvelle insurrection d’Asie. Les abus de la Birmanie contre les musulmans Rohingya provoquent une réaction violente », le Wall Street Journal affirme:

Maintenant, cette politique immorale a créé une réaction violente. La plus récente insurrection musulmane du monde oppose les militants Rohingya soutenus par les Saoudiens aux forces de sécurité birmanes. Alors que les troupes du gouvernement se vengeaient contre les civils, ils risquaient d’encourager davantage de Rohingya à rejoindre la lutte.

L’article prétend également:

Appelé Harakah al-Yaqin, appellation en arabe pour « le Mouvement de foi », le groupe répond à un comité d’émigrants Rohingya résidant à la Mecque ainsi qu’à un cadre de commandants locaux ayant une expérience de la guerre en tant que guérilleros à l’étranger. Sa campagne récente – qui a continué en novembre avec des attaques  à base d’engins explosifs artisanaux et des raids qui ont tué plusieurs autres agents de sécurité – a été approuvée par les fatwas des clercs en Arabie saoudite, au Pakistan, aux Emirats et ailleurs.

Les Rohingyas n’ont «jamais été une population radicalisée, constate International Crisis Group, et la majorité de la communauté, ses aînés et ses chefs religieux, ont précédemment rejeté la violence jugée contre-productive.» Mais cela change rapidement. Harakah al-Yaqin a été créé en 2012 après que des émeutes ethniques à Rakhine aient provoqué la mort de quelque 200 Rohingyas. On estime que le mouvement dispose à présent de centaines de combattants qualifiés.

Bien que de nombreux observateurs remarquent que la violence à laquelle les Rohingya ont été soumis devait nécessairement provoquer une réaction violente, les insurrections armées n’apparaissent pas spontanément. Des actes de violence isolés et l’apparition de gangs organisés avec une capacité très limitée sont possibles, mais la violence que décrit le Wall Street Journal n’est pas simplement une «réaction», c’est un activisme à motivation politique financé par l’étranger qui opère sous la couverture d’une «réaction».

Aung San Suu Kyi et militants « Rohingya »: de l’essence et du feu, mais pas le bien contre le mal

Le régime marionnette qui préside actuellement le Myanmar – créé et perpétué par l’argent et le soutien US – est intentionnellement opposé à un militantisme financé et organisé par l’allié le plus proche des Etats-Unis au Moyen-Orient, à savoir l’Arabie saoudite.

C’est une combinaison d’essence et de feu – les outils d’un seul incendiaire volontairement mis en place pour créer une conflagration géopolitiquement pratique.

Il convient de noter que l’État de Rakhine est le point de départ de l’un des projets de la Chine, One Belt One Road (nouvelle route de la soie). Il y relie le port de Sittwe à des infrastructures qui conduisent à travers le Myanmar à la ville méridionale de Kunming en Chine.

Non seulement la violence dans l’État de Rakhine menace les intérêts chinois, mais elle contribue également à préparer l’implication militaire directe des États-Unis – soit sous la forme d’une «aide contre le terrorisme», comme on leur offre aux Philippines pour lutter contre les militants de l’État islamique appuyés par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, soit sous la forme d’une «intervention humanitaire».

Dans les deux cas, le résultat sera des effectifs militaires US stationnés dans une nation aux frontières de la Chine en Asie du Sud-Est. C’est ce que les décideurs étasuniens ont cherché à faire depuis des décennies.

Par exemple, le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) dans un article de 2000 intitulé «Reconstruire les défenses de l’Amérique» déclarait sans cesse son intention d’établir une présence militaire permanente plus large en Asie du Sud-Est.

Le rapport indique explicitement que:

… il est temps d’augmenter la présence des forces américaines en Asie du Sud-Est.

Il le décrit en détail, en précisant:

En Asie du Sud-Est, les forces américaines sont trop clairsemées pour répondre adéquatement aux exigences de sécurité croissantes. Depuis leur retrait des Philippines en 1992, les États-Unis n’ont pas eu une importante présence militaire permanente en Asie du Sud-Est. Les forces des États-Unis ne peuvent pas non plus facilement opérer ou se déployer rapidement en Asie du Sud-Est, et certainement pas sans compromettre leurs engagements en Corée. Hormis les patrouilles de routine effectuées par les forces navales et maritimes, la sécurité de cette région stratégiquement significative et de plus en plus tumultueuse a souffert de la négligence américaine.

Notant qu’il est difficile de placer des troupes US là où elles ne sont pas voulues, le document du PNAC note:

Ce sera une tâche difficile nécessitant du tact par rapport à des sentiments nationaux diversifiés, mais elle est d’autant plus convaincante que de nouveaux gouvernements démocratiques émergent dans la région. En garantissant la sécurité de nos alliés actuels et des pays nouvellement démocratiques en Asie de l’Est, les États-Unis peuvent contribuer à faire en sorte que la montée en puissance de la Chine soit paisible. En effet, en temps voulu, le pouvoir américain et les puissances alliées dans la région peuvent stimuler le processus de démocratisation dans la Chine elle-même.

Il convient de noter que la référence du document à «l’émergence de nouveaux gouvernements démocratiques dans la région» est une référence aux États clients créés par les États-Unis au nom de leurs propres intérêts. Ils ne constituaient en aucun cas des «gouvernements démocratiques» réels qui, le cas échéant, auraient représenté les intérêts des personnes qui nourrissent des « sentiments nationaux » opposés en premier lieu à la présence militaire US dans la région.

En 2000, les États-Unis avaient plusieurs régimes clients potentiels en vue, notamment Suu Kyi au Myanmar, Thaksin Shinawatra en Thaïlande et Anwar Ibrahim en Malaisie. Depuis lors, seul Suu Kyi reste – tandis que Shinawatra et sa sœur ont fui à l’étranger et que Ibrahim croupit en prison.

Conclusions

Il est important que les lecteurs et les analystes comprennent plusieurs points clés concernant la crise au Myanmar:

  1. Aung San Suu Kyi et son parti politique sont des créations montées de toutes pièces par les intérêts US et européens;
  2. Les Rohingya vivent au Myanmar depuis des générations;
  3. Les «militants Rohingya» soutenus par l’Arabie saoudite ne représentent pas plus le peuple rohingya que l’État islamique représente les sunnites de Syrie et d’Irak;
  4. Ces «militants» sont reconnus, soutenus et dirigés par l’Arabie saoudite, ils ne représentent pas une «réaction» légitime contre la violence anti-Rohingya et;
  5. Les États-Unis ne cherchent pas après un «changement de régime» au Myanmar, ils cherchent à perturber les intérêts chinois, à détruire les liens entre la Chine et le Myanmar et, si possible, à placer des effectifs militaires US à la frontière chinoise.

Au plus les analystes partiront de ces faits, au plus ils se rapprocheront de la vérité alors que le conflit au Myanmar continue de se dérouler. Les lecteurs et les analystes devraient se méfier des récits suspects basés sur une rhétorique idéologique ou ceux basés sur des analogies géopolitiques plutôt que des preuves réelles concernant les finances, la logistique et les motivations socio-économiques.

Au Myanmar, le mouvement de Suu Kyi, la violence anti-Rohingya et la supposée « réaction » sont tous accompagnés d’empreintes étrangères très évidentes et importantes. C’est un témoignage de l’ampleur et de la complexité de la manipulation que l’Occident est encore capable d’entreprendre. Cette ingérence met en péril non seulement la majorité des personnes au Myanmar – bouddhistes et Rohingya – qui souhaitent vivre en paix, mais aussi toute la région, alors que les États-Unis tentent de poursuivre leur objectif d’hégémonie régionale.

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The Land Destroyer Report is maintained by Tony Cartalucci, an American geopolitical analyst based in Bangkok, Thailand.

Source originale: Land Destroyer Report

Traduit de l’anglais par Investig’Action

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