(Français) Le Venezuela et la guerre de l’empire contre les Peuples: les vautours du « fracking »

ORIGINAL LANGUAGES, 29 Apr 2019

Paulo Correia | Investig’Action – TRANSCEND Media Service

27 Avr 2019 – L’objectif annoncé des vautours est de venir en « aide humanitaire urgente aux victimes du socialisme chaviste » et d’appliquer massivement dans le sol de la République bolivarienne la technique d’exploitation pétrolière connue sous le terme de « fracking » ». Il s’agit là d’une ancienne et prédatrice méthode d’exploitation d’hydrocarbures qui « optimise » le séchage plus ou moins efficace des réservoirs par le « simple fait » d’injecter des millions de litres d’eau à haute pression. Cela provoque la pénurie d’eau potable accessible aux populations. Il est primordial de préciser qu’à cette eau est mélangée plus d’une centaine de produits chimiques, dont l’acide chlorhydrique et autres substances cancérigènes, qui finiront tôt ou tard dans les aquifères/nappes phréatiques, empoisonnant les captations d’eau des villes et villages.

Reçus à bras ouverts, notamment par les gouvernements limitrophes de Jair Bolsonaro au Brésil et de Iván Duque Márquez en Colombie, les géants de l’exploration pétrolière n’en peuvent plus d’impatience. Déjà présents pour la plupart sur le territoire vénézuélien, ils sont contrariés par la campagne de Nicolás Maduro, lancée en 2015, contre les méthodes prédatrices de fracturation hydraulique. Celle-ci les empêche jusqu’à présent de mener « librement » leurs opérations. Cette technique est aussi connue sous le nom de « extraction de gaz et pétrole de schiste par fracturation hydraulique » ou « fracking » en anglais -que je traduirais par viol de la Terre.

L’objectif annoncé des vautours est de venir en « aide humanitaire urgente aux victimes du socialisme chaviste et d’appliquer massivement dans le sol de la République bolivarienne la technique du « fracking » » -autant dire une méthode assassine ! Il s’agit là d’une ancienne et prédatrice méthode d’exploitation d’hydrocarbures qui « optimise » le séchage plus ou moins efficace des réservoirs par le « simple fait » d’injecter des millions de litres d’eau à haute pression. Cela provoque la pénurie d’eau potable accessible aux populations. Il est primordial de préciser qu’à cette eau est mélangée plus d’une centaine de produits chimiques, dont l’acide chlorhydrique et autres substances cancérigènes, qui finiront tôt ou tard dans les aquifères/nappes phréatiques, empoisonnant les captations d’eau des villes et villages.

La méthode utilise un début de forage vertical ou conventionnel, de profondeur variable jusqu’à 2 km, auquel est appliqué au niveau du réservoir une déviation importante du puits, devenant en ce point –kick off point ou point de départ- un puits horizontal ou non conventionnel, foré jusqu’à 3 km de long. Le contact à l’horizontal avec les formations géologiques huilières est fortement allongé par rapport à la méthode conventionnelle -normalement sur des roches poreuses-, mais comme la roche réservoir est ici plus compacte, elle a besoin d’être fracturée sur plusieurs interventions dans toute sa longueur. Pour rendre l’extraction possible, beaucoup plus de puits sont nécessaires, ce qui signifie l’application d’un grand nombre d’injections chimiques.

L’extérieur des tuyauteries du puits est injecté et revêtu de ciment. Pour créer un contact des tuyaux avec la roche productive à fracturer, il faut déflagrer des charges explosives au bout du puits. Les industriels clament la propreté de la méthode arguant le puits entouré par du ciment, mais ce n’est cependant la réalité dans la zone productive, cible des explosifs et du « fracking » où des failles et autres discontinuités géologiques peuvent emmener les produits de la fracturation et contaminer les nappes d’eau souterraines. De plus, le revêtement du puits en ciment n’est sûrement pas éternel, ce qui engendrera des contaminations plus importantes à moyen et/ou à long terme. L’erreur humaine lors d’opérations si complexes techniquement n’est jamais improbable.

Dans le processus de fracturation des roches, une partie piégée du gaz -le méthane, CH4- finit par s’échapper dans l’atmosphère. Alors qu’en France l’agriculture/sylviculture est la principale responsable des émissions de ce puissant gaz à effet de serre -25 fois plus puissant que le CO2-, les scientifiques ont commencé à réaliser l’énorme sous-estimation planétaire d’émissions de méthane en provenance des puits de pétrole et de gaz de schiste.

Graphique 1 – Concentration atmosphérique de CH4 en parties par milliard (ppb)

S’ajoutent les réactions des composants acides avec les roches carbonatées qui produisent du CO2 -dioxyde de carbone-, tout cela en amont du raffinage et de la combustion finale d’hydrocarbures dans nos industries, nos voitures.

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Paulo Correia est musicien, ex-géologue pétrolier et collaborateur de la rédaction au Journal Notre Amérique – Investig’Action. Il co-anime avec ses chroniques d’opinion le blog « Ideia perigosa – Idée dangereuse » .


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